Vendredi 5 octobre 2007
Ce blog part vers d'autres aventures...
En fait, il ne me correspond plus car je n'écris plus et je n'écrirai plus. Encore moins ne dessinerai.
C'est peut-être pour ça que j'avais du mal à le tenir...
Voici l'endroit où vous pouvez maintenant me trouver :
www.aquotidiennes.canablog.com
Par Matteic - Publié dans : Petits mots
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Dimanche 9 septembre 2007

procrastination.jpg
Pro-cras-ti-na-tion (n. masc.) : Capacité infinie à remettre ce qu'on doit faire à tout à l'heure, demain, dans un mois... peu importe le délai du moment que ce n'est pas maintenant
La procrastination peut être consciente ou inconsciente (plus fourbe)
Il est peu de dire que je suis affligée de cette intéressante caractéristique depuis... longtemps.
Ça fait bien deux semaines, si pas trois, que je dois contacter un médecin pour prendre rendez-vous (pas urgent, je vous rassure...), et j'ai raté cinq jours de suite (toute cette semaine) la tâche pas du tout embêtante que j'ai notée dans ma tête voici deux mois : appeler l'hôpital Sainte-Anne pour savoir à quel jour et heure a lieu le groupe de parole cette année. J'ai rendez-vous avec ma psy demain matin ; sachant que la vérité n'est pas avouable, je ne sais pas encore ce que je vais lui raconter.
Et ça fait deux semaines, soit deux mises à jour, que je n'ai pas écrit et publié la fin de ma courte biographie. Bon, la semaine dernière, j'étais vraiment crevée mais là, je n'ai pas trop d'excuse à part le moral qui vacille un peu ce soir.

A plus tard, donc...

Par Matteic - Publié dans : Petits mots
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Lundi 3 septembre 2007

ESCARGOT.gif
"Allez, courage !"

Par Matteic - Publié dans : Petits mots
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Dimanche 26 août 2007

Je me rends compte que le titre ne correspond pas vraiment à ce que j'écris, mais je ne sais pas comment expliquer ma phobie autrement qu'en racontant ma vie... Et puis ça permet de ne pas avoir à tout raconter de nouveau sur le forum où je viens de m'inscrire, sur la dépression.

J'ai 24 ans et j'entre en deuxième année de fac. Toujours heureuse. Je m'entends bien avec les autres élèves, je me suis fait une amie, A., qui comme moi écrit, et en gros dans les mêmes domaines, mais débute encore. Je serai sa marraine de publication, ce sont mes meilleurs souvenirs de l'époque avec les cours de littérature médiévale (un excellent professeur).
Depuis ma première année de fac, j'ai changé de psychiatre car je n'habite plus à Chartres et la psychiatre que je voyais avant (qui me suit depuis quatre ans) n'a pas de consultations le week-end. Suite à un changement de chambre d'étudiante et de zone RER, je vais chez un nouveau médecin, à Rambouillet. Comme ma vie est maintenant stable, elle décide - avec mon accord - de cesser le traitement antidépresseur. Ce qui est fait en janvier 2005. Pendant trois mois, je suis stable, sans aucun médicament.
En avril (juste avant Pâques), je tombe brusquement malade, gros maux de ventres, retour chez ma mère, médecin, suspicion d'appendicite, hôpital. Il se révélera que ce n'était qu'une violente gastro, mais le problème (je dirais la catastrophe) n'est pas là. J'ai été placée dans un service de chirurgie où je ne reçois pas de traitement adapté (à savoir un simple pansement gastrique ; je ne reçois qu'un peu de paracétamol, largement insuffisant) et aucun régime spécial (pareil, le genre de chose qu'un individu un peu dégourdi appliquerait automatiquement en cas de gastro !). Résultat, avec des brûlures d'estomac à me plier en deux et à ne pas dormir la nuit, je passe trois jours misérables, le moral tombe en flèche... Comme mon état s'améliore un peu, j'ai la présence d'esprit le troisième soir de demander à l'infirmière un pansement gastrique, que j'obtiens (mon état n'était plus déclaré chirurgical, mais j'ai apparement été la seule à penser au traitement basique). La douleur cesse aussitôt et je peux sortir 24 heures plus tard. En cinq jours, j'ai perdu 6 ou 7 kilos... Je garderai pendant plusieurs mois des douleurs psychosomatiques au ventre, surgissant dès que mon moral baisse un peu.
Mon généraliste à Versailles (il était tellement bien que je l'ai gardé, même si je dois payer 30 euros, trajet compris, pour aller le voir) me remet sous antidépresseurs (je n'ai pas pu voir de psy à l'hôpital : week-end de Pâques...) et la situation s'améliore lentement. Curieusement, malgré toutes ces aventures et les trois semaines de cours que j'ai ratées, je réussis mes examens du premier coup ! (et - hum - c'est la seule année où ça se produit)
(Epilogue : l'été suivant, alors que je baby-sitte mes neveux, j'attrape une gastro et je découvre à quoi ça ressemble normalement : deux jours malade, un jour crevée et trois jours à piaffer avant de reprendre un régime normal).
Devant le défilé de psys (j'en ai vu 3 à Versailles, le contact ne passait pas, plus celle de Rambouillet), je reprends ma psychiatre de Chartres.
La troisième année de fac s'annonce bien, même si plus tendue car c'est celle du diplôme. Mais à Noël, THE catastrophe se réalise : l'antidépresseur que je prenais depuis presque 6 ans cesse subitement d'agir. Le moral s'effondre, on tente avec ma psy de trouver le successeur sans réussir du premier coup. Je ne passe donc pas les examens du premier semestre, pour raisons médicales.
Le moral reste très fragile et en avril, je suis épuisée. Mon généraliste tire la sonnette d'alarme, il n'est plus possible de suivre les cours. Il préconise un séjour d'une ou deux semaines en clinique pour reprendre pied. Ma psy me trouve une place avec seulement une semaine d'attente dans une clinique très récente, près de Rambouillet. J'y passe deux semaines. C'est là que le diagnostic de phobie sociale est enfin prononcé, j'ai presque 26 ans ! Le moral se stabilise enfin et je peux reprendre les cours aux retour des vacances de Pâques (ça a plus ou moins coïncidé).

Je coupe à nouveau ici, je ne veux pas vous noyer sous la longueur, c'est déjà assez décourageant comme ça... Il ne reste qu'une partie.

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Mardi 21 août 2007

Si si, je suis toujours là...
Procrastination forever ! J'ai du mal à tenir n'importe quel délai, pas facile quand on n'a rien de vraiment fixe dans sa vie... Je n'ai pas de nouvelles des concours administratifs donc rien de neuf du côté emploi à part le Secours, qui n'est qu'une occupation provisoire (je suis la seule des bénévoles à ne pas être à la retraite).
J'ai toujours eu de grandes capacités à remettre les choses au lendemain, mais j'essaie de faire des efforts. 
Donc, je prends une bonne résolution de rentrée (en avance, mais on ne commence jamais trop tôt pour ce genre de chose) : je vais m'efforcer de vous donner de mes nouvelles une fois par semaine, avec mes petits dessins, des nouvelles de la maladie, ou quelque chose que je glanne sur le Web.

Il y a quand même une nouveauté depuis le dernier post : je vais enfin quitter le nid familial ! Eh oui, ma mère a réussi à me convaincre (sans grosses difficultés, je devais être prête sans le savoir) de prendre un appartement à Chartres à la rentrée, histoire que mon RMI serve à quelque chose (à savoir me nourrir, car il n'est pas question de payer un loyer sur un RMI !) et surtout d'avoir une vie plus adulte, d'être plus libre aussi de mes déplacements. Nous espérons surtout que ça sera un pas vers des relations sociales régulières, car je n'en ai pour ainsi dire aucune pour l'instant. 
J'ai donc commencé à regarder les petites annonces du canard local... Je ne sais par où
commencer !

PS : J'ai revu la chauve-souris une fois, entrée par une fenêtre un soir (moi : "Maman ! Chauve-Souris !"), elle est ressorti très vite par rapport à ses habitudes)
PPS : Comme pour le post Nosférette, le texte est censé être sous les dessins et pas à moitié à côté, mais comme je suis seule responsable des propos tenus sur mon blog, Over-Blog est seul responsable de la mise en page qui change entre le moment où on tape et celui où on lance. Ça m'apprendra à mettre les iamges en centré.

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Vendredi 13 juillet 2007

Alors que je suis sur le point de partir au boulot, vers deux heures moins le quart...
Ma mère, me montrant un coin de mur qui, précision importante, est recouvert de tissu : "Tu vois ce que je vois ?"
Moi : "Oh ! C'est trop mimi !"
Qu'est-ce qui était donc si mimi ? Je ne vous demande pas de deviner, voici la réponse :

HPIM1100.jpg

 

 




Ça tient dans une boîte d'allumettes, ça pèse 3-4 grammes, c'est recouvert d'une fourrure toute douce, c'est incroyablement laid, ça a des petites griffes et des dents comme des pointes d'épingle, c'est...
CHVSOURI.gif









 

Une chauve-souris.
Pipistrelle, âge et sexe inconnus. Ça fait pas mal de fois qu'on la voit car elle avait la fâcheuse habitude de dormir accrochée aux volets des deux fenêtres (Sud-Est et Sud-Ouest) de la pièce où se trouve l'ordinateur. Vu que les volets des deux fenêtres doivent être tour à tour, suivant la course du soleil, fermés et ouverts, c'est dire le nombre de fois où on s'est au moins vues, parfois plus (chute sur la tête, réveil brutal suivi d'un vol éfréné dans la pièce pendant un quart d'heure) été après été. L'an dernier, elle avait déménagé dans un volet qu'on ne fermait quasiment jamais, mais dans la maison, c'est une première. Nous supposons qu'elle est entrée hier soir alors qu'on aérait.
Craignant qu'elle nous fasse un réveil agité (surtout que la famille arrive bientôt...), j'ai préféré l'évacuer avec un bol et une feuille de papier rigide (méthode du verre et de la carte pour une guêpe, version agrandie - j'aurais d'ailleurs pu prendre un verre, elle est vraiment toute petite, environ la taille du berger allemand que pourrait avoir Barbie). Elle n'a pas aimé (kkkkrrrrr !)
Elle est maintenant au fond du jardin, mais je n'exclus pas de la voir réapparaître à l'occasion. Je vous raconterai.

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Samedi 7 juillet 2007

LOGARS.gif


Désolée de ne pas passer plus souvent, j'ai toujours eu de grandes capacités de procrastination.
J'ai eu l'idée de cet article hier, en rangeant entassant des kilos de yaourts dans un frigo. Qui a dit que l'inspiration était le fruit d'un grand travail de rélfexion ?

Je vous ai dit que je suis caissière dans l'épicerie solidaire de l'antenne du Secours Catholique de Chartres. C'est effectivement mon boulot actuel, en attendant de pouvoir être remplacée par mes collègues et de pouvoir souffler un peu (c'est le genre de boulot où même si on aime ce qu'on fait, et qu'on se sent utile, on fatigue assez vite).
J'explique : pour des raisons d'organisation des stocks trop complexes à expliquer ici, nous devons noter ce que chaque client prend à chaque fois qu'il vient grâce à un programme assez délicat à manipuler et que j'étais jusqu'à il y a quelques semaines la seule à savoir faire marcher, en dehors de la personne qui l'a conçu. Nous sommes maintenant deux. Mais je n'ai pas eu un jour de repos depuis plus de trois mois (et trois mois à tolérer la misère humaine sous ses formes variées, ça use) !

Quand je serai libérée de mon poste de caissière, je redeviendrai ce que j'ai été avant l'arrivée de ce fichu programme, à savoir opératrice informatique multifonctions.
Mais en fait, la liste des choses que j'ai eu l'occasion de faire depuis les huit mois que je suis en poste (je signale en passant que ce n'est que tout récemment que j'ai eu le droit d'ajouter ma fiche au tableau des présences où on signale ses intentions de congés, histoire que les chefs puissent prévoir les remplacements... pour la voiture de fonction, c'est pas gagné) est nettement plus longue que ça.
J'ai donc eu l'occasion d'être :
- agent d'accueil 
- traductrice
- opératrice de saisie
- designer junior
- baby-sitter de complément
- agent de statistiques (le seul truc que je ne referai sous aucun prétexte)
- formatrice à l'informatique
- caissière, bien sûr
- gestionnaire de stock
- amuseuse de galerie

et il se peut que j'en oublie.

Un aspect de ce travail que j'adore, c'est les travaux surprise, genre la livraison de 48 cartons de lait maternisé qui oblige à sortir de la réserve (imaginez une pièce grande comme une petite chambre, mais toute en longueur, à moitié remplie d'étagères) toutes nos couches (j'ai évalué l'ensemble à 7 mètres cube - oui, ici, on ne compte pas en nombre de paquets ou de kilos, mais en mètres cube, c'est plus parlant), qu'il a fallu trier ("C'est bon ! Le marqueur tient sur les paquets ! On peut ranger les post-it et le scotch !") et ranger entasser comme on pouvait. 
Ou l'invitation d'anniversaire demandée par l'amie d'une bénévole qui s'y connaît pas mal en informatique mais m'a demandé conseil au cas où je pourrais l'aider... je lui ai fait découvrir Publisher et nous avons dû passer au bas mot, sur plus d'un mois, une dizaine d'heures à bidouiller cette invitation pour que ça soit bien dans le bon sens, bien centré, bien... et bien sûr, on faisait ça pendant les heures de boulot, mais c'était le mercredi matin et il y a peu de monde.

Evidemment, je ne ferai pas ce boulot toute ma vie, mais je me demande si un "vrai" travail m'apportera autant de diversité...

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Mardi 19 juin 2007

Voici la suite de ce fabuleux feuilleton (je suis un peu sur les nerfs aujourd'hui).
J'ai presque 18 ans, mon bac dans quelques mois, et comme des milliers d'autres jeunes à la même époque, je dois choisir une voie pour la suite. Je ne sais pas ce que je veux faire. J'ai choisi ma filière par élimination, pas par amour pour la socio et l'économie. Mais bon, j'y suis, alors... Au CIO, je consulte des brochures et je tombe sur un Deug tout neuf, enseigné à l'époque dans seulement 4 universités (dont Pointe à Pitre), qui rassemble mathématiques, sciences sociales et informatique. A peu près le programme du lycée, c'est rassurant et je choisis ça. La seule université qui prenne encore les incriptions (nous sommes en mars) est Lille. Va pour Lille.

Je me retrouve donc dans une ville que je ne connais pas, éloignée de la maison pour la première fois. Le choc est rude. Je découvre la fac et son emploi du temps ultra-light, surtout pour moi qui n'ai jamais été une bosseuse acharnée (j'ai une bonne mémoire et un gros poil dans la main, je n'ai commencé à réviser sérieusement mes cours qu'au lycée. J'ai quand même eu mon bac du premier coup...). Passé le temps d'adaptation, je n'ai pas le souvenir que les choses se passent bien ou mal. Les choses suivent leur cours de manière normale, je bosse vaguement, jusqu'en mars 99.
Je dois présenter un autre personnage de l'histoire. J'ai cinq frères et sœurs plus âgés que moi ; la plus jeune, si je peux employer ce mot (nous avons neuf ans d'écart) est la plus différente de moi, aussi sociable que je suis renfermée. Elle a de nombreux amis, en particulier V., qu'elle a connue au lycée et qui est devenue sa milleure amie. Elles sont très proches toutes les deux, et V. fait quasiment partie de la famille.
V. va mal. Je sais très peu de choses sur ce qui s'est passé, je sais qu'il y a eu un conflit avec sa famille, un gros conflit. Son seul moyen d'en sortir, dans un moment de grande détresse, sera de se suicider alors que mes parents l'hébergeaient.
Toute la famille est dévastée. Je suis au trente-sixième dessous, je sèche de plus en plus les cours et après les vacances de Pâques, je n'y vais pour ainsi dire plus. Je ne passe bien sûr pas les examens. Je finis par rentrer chez mes parents vers la mi-mai.
En octobre, je redouble ma première année. J'ai maintenant compris que le Deug ne me convient pas et je cherche à entrer dans une autre voie, mais je ne peux pas ; je ne cherche pas d'avantage et je reprends les mêmes études. A mesure que le temps passe, les symptômes de la dépression se dessinent, je perds le sommeil, l'appétit, tout intérêt pour mes études ou quoi que ce soit, je pleure pour un rien. Aux vacances de Pâques, mon médecin me met sous magnésium et sous une petite dose d'anti-dépresseur. Vers mai, je vois un psychiatre à Lille - je ne sais plus comment j'en suis allée à voir un psychiatre - qui augmente la dose. Le mieux est net, mais ce n'est toujours pas ça.
Je fête mes 20 ans, passe mes examens et les rate. Je suis épuisée. Je revois à Chartres une psychiatre qui m'avait suivie quelques temps quand j'étais en terminale, une idée de l'orthophoniste que je voyais à l'époque (merci, Dr. C). Elle ordonne - je n'en crois pas mes oreilles - un arrêt total des études jusqu'à ce que je puisse penser à la fac sans paniquer.
Ça prendra deux ans. 
Pendant cette longue période, je commence à publier sur Internet.

J'ai donc 22 ans en entrant, idée venue par un loisir plus qu'autre chose, mais c'était déjà ça, dans une prépa aux écoles d'Art. Je découvre Versailles et je l'adore. Les études ne donnent rien de spécial, ce n'est pas ma voie, je préfère la littérature au dessin ! Les professeurs suggèrent un Deug de Lettres. L'idée est retenue pour l'année suivante.
Mon père, qui avait eu un cancer du rectum guéri, commence à tousser.
Fin septembre 2003, j'entre en fac de Lettres Modernes à côté de Versailles. Très vite, je me rends comtpe que c'est ma voie, les études me plaisent et je m'y concentre à fond.
L'état de mon père s'aggrave, il a des métastases dans les poumons. Il meurt, d'épuisement surtout, le 23 novembre. C'est tombé au moment du mouvement contre le CPE, ce qui me permet de rater les cours sans trop de problèmes. Je reprends la fac sans difficulté. 

Je continuerai plus tard, ça devient long !

Par Matteic - Publié dans : Petits mots
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Mercredi 6 juin 2007

... avant que je présente le blog au public...

Je cherchais un dessin que je ne peux malheureusement pas publier (mal cadré, c'est un hippogriffe avec seulement une demi-queue) et j'ai retrouvé ces petites choses qui ont presque deux ans. 

Je gardais mes neveux (7 ans 1/2 et 5 ans 1/2), tous deux déjà assez connaisseurs de Star Wars, et pour les faire rire, j'ai griffonné cette petite caricature... J'hésitais à la classer comme fanart, mais il faut bien reconnaître que c'en est !
YODABABY.gif


Tant qu'à faire de l'humour, un petit délire pas très éloigné de Harry Potter :

Et, un peu plus sérieusement, un cheval volant... Avec des plumes... (je suis gaga de chevaux).
FLYER.gif
Par Matteic - Publié dans : Fanart
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Mercredi 6 juin 2007

Je me suis dit qu'il fallait que j'explique un peu cette histoire de phobie sociale... Il y a quelques bouquins grand public sur le sujet, mais je n'ai jamais réussi à accrocher aux publications de ce genre, donc j'en pense le plus grand mal, peut-être par regret mal dissimulé, enfin passons.
Je fais partie d'un groupe de parole à une annexe de Sainte Anne (j'en reparlerai à l'occasion) et un jour, en discutant, le médecin (nous faisons les séances avec une psychologue et le psychiatre, quand il peut venir, peut-être une fois sur trois) prononce plusieurs fois le mot de phobie. Quelqu'un demande "phobie de quoi au juste ?" ou un truc du genre et notre grand spécialiste répond quelque chose dans les "eh bien, euh..." avant de changer de sujet. Si même les pros ne peuvent pas répondre !

Bref, j'ai décidé de raconter ma propre histoire... Comme ça, on fera mieux connaissance...

Donc, 20 mai 1980, je débarque dans une famille déjà nombreuse. Je suis la petite sœur de cinq grands nés en six ans et quelques... il y a près de neuf ans de cela (ma plus jeune sœur est née en septembre 71, l'aînée en juillet 65). Je grandis joyeusement et sans difficulté apparente. Je suis plutôt dégourdie à l'école (merci, les grands frères et sœurs qui m'entraînent sans le savoir !), mais d'après mes souvenirs je suis déjà différente des autres. Est-ce parce que, si j'ai cinq amis / baby-sitters à disposition, ils sont plus âgés que moi et je joue donc pas mal toute seule ? Non, j'ai un ami par une relation de ma mère, âgé d'un an de moins que moi, qui habite tout près de la maison. Pourtant, à l'école, je joue beaucoup toute seule (j'ai retrouvé un sondage non envoyé dans un magazine enfantin, rempli quand j'avais neuf ans), j'ai plus le sentiment d'être un poids, ou un simple bagage, pour mes copines qu'une vraie amie... En y repensant, je me demande comment nous avons pu ne rien remarquer. Je n'ai jamais, en quatre ans de primaire (mes souvenirs de l'école maternelle sont trop incomplets pour être utilisés) été invitée à une fête d'anniversaire. Je ne me souviens pas particulièrement d'avoir invité lors du mien : pour quoi faire, j'ai cinq frères et sœurs ! D'accord, le nombre diminue peu à peu au fil des années (ma plus jeune sœur quitte la maison quand j'entre en sixième), mais l'habitude est prise.
En revanche, il y a déjà une chose qui restera constante longtemps : je suis facilement prise pour cible par les plus forts et plus cruels que moi. Rien de très marquant toutefois, et je sais que je ne suis pas la seule. Bref, j'avais constaté très jeune que l'être humain est naturellement grégaire, qu'il est plus dangereux en groupe, que je suis différente et que je ne peux rien y faire.

Au collège, les choses empirent. Je me mets à bégayer - nous n'avons toujours pas trouvé la cause précise et je m'en fiche pas mal - et les "éléments perturbateurs" me trouvent très à leur goût. En sixième, cinquième et quatrième, j'ai chaque année un bourreau différent ; l'unique fille (en cinquième) se révélera de loin la plus cruelle, et c'est la seule contre qui je ne pourrai rien faire, car ses agressions ne sont que psychologiques, et extrêmement fines ! Je retrouve un trait qui s'est manifesté en primaire, j'ai tendance à préférer pour copines des filles qui sont mon exact opposé, vives, moyennement sérieuses, voire fauteuses de trouble (sans grande exagération non plus, c'est un établissement privé). Les sérieuses sont purement et simplement ignorées !
Je sors du collège fatiguée et de plus en plus méfiante. Le goût de la solitude est parfaitement ancré et maintenant jugé comme plus sûr ; même si j'essaierai toujours (instinct ?) de m'approcher du groupe, je renoncerai facilement.

Le lycée, grâce je pense à la plus grande maturité et aussi à un changement de camarades, se passe beaucoup mieux. Je ne suis plus repoussée et je peux vivre ma vie tranquilement. Je m'entends bien avec mes camarades de banc, même si l'amitié n'ira jamais très loin (je vous laisse deviner ce qu'il advenait des relations sentimentales dans un contexte pareil...). Grâce à une bonne orthophoniste, mon élocution s'améliore nettement.
Le point noir vient cette fois du côté scolaire ! En première, je cumule deux profs peaux de vache - dont une professeur de français qui pourrit la vie de toute la classe, en plus le programme n'était pas facile ! - et une professeur d'anglais à qui je me suis déjà heurtée au collège, qui me considère comme mauvais élément (mes résultats désastreux ne l'encouragent guère à penser le contraire...). Grâce à elle, j'ai réussi l'exploit de finir l'année avec moins de connaissances qu'au début. Ça ne s'invente pas !
Comme je suis nulle en langues (trait familial, paraît-il) et que les maths ne m'attirent pas plus que ça, je vais - bêtement - en Eco. Résultat, je m'oriente vers des études qui ne me correspondent pas, et les choses vont empirer de manière impressionnante après le lycée. Je vous raconterai ça une autre fois.

Par Matteic - Publié dans : Petits mots
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